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VERNON and GIVERNY, PASSIONATELY - VERNON und GIVERNY MIT BEGEISTERUNG
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" C'est une petite ville située aux confins du Beauvaisis et de la Normandie, dans l'ancien pays du Vexin. La Seine, bordée de saules et de peupliers, coule à ses pieds; des bois la couronnent. C'est une petite ville dont les toits d'ardoise bleuissent au soleil, dominés par une tour ronde et par les trois clochers de la vieille collégiale. La petite ville fut longtemps guerrière et forte. Mais elle a dénoué sa ceinture de pierre, et voici qu'aujourd'hui, silencieuse et tranquille, elle se repose en paix de ses antiques travaux. C'est une petite ville de France; les ombres de nos pères hantent encore ses murailles grises et ses avenues de tilleuls taillés en arceaux; elle est pleine de souvenirs. Elle est vénérable et douce. "
C'est ainsi qu'Anatole France évoquait Vernon en 1899 dans l'introduction de " Pierre Nozière. " Depuis lors,
hélas, la ville a été gravement touchée
par les bombardements de 1940 et 1944, mais elle est parvenue à
traverser le 20ème siècle en prospérant et en
gardant intacte une large part de son patrimoine.
Notre circuit débute sur la place, devant l'Hôtel de Ville, sur le parvis de la collégiale Notre-Dame, tout à côté d'une merveilleuse maison ancienne. Nous sommes juste à la limite des quartiers anciens et des zones détruites en 1940 - 44.
Il est intéressant
d'observer cette maison et les suivantes serrées les unes contre
les autres. On a ici un reste du parcellaire médiéval
: dans les rues commerçantes, telle celle-ci, se pressaient
d'étroites maisons avec une boutique en façade et une
ou deux pièces (sombres !) à l'arrière. Ces maisons
mesurent entre quatre et cinq mètres de large : en effet, au
Moyen-âge, la longueur des poutres
Maintenant, on tourne, à droite, dans l'étroite ruelle Malot, on avance de quelques pas et on se retourne : cette rue étroite, ces maisons anciennes et l'église, au fond du décor, ne vous font-elles pas penser à certains romans de Balzac, ce chantre de la province française? Voici quelques lignes dans lesquelles il décrit Guérande, mais elles pourraient aussi bien s'appliquer à cette rue du vieux Vernon : " Les rues sont ce qu'elles étaient il y a 400 ans…Cette rue aboutit à une poterne au-dessus de laquelle croît un bouquet d'arbres. Un peintre, un poète resteront assis à savourer le silence profond qui règne sous la voûte de cette poterne où la vie de cette cité paisible n'envoie aucun bruit. […] Il est impossible de se promener là sans penser aux usages, aux mœurs des temps passés ; toutes les pierres vous en parlent… "
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