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VERNON and GIVERNY, PASSIONATELY - VERNON und GIVERNY MIT BEGEISTERUNG
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On continue de parcourir la petite ruelle Malot puis on prend à gauche, dans la rue de la Boucherie (Nom qui rappelle qu'au Moyen-âge les bouchers étaient regroupés dans cette rue.). On remarquera le pavage avec la rigole du caniveau qui court en son milieu. Vous connaissez certainement l'expression " tenir le haut du pavé " ? Son origine se trouve dans l'aspect de ces rues médiévales où les gens " de qualité " prenaient soin de marcher près des murs des maisons, c'est-à-dire sur la partie la plus haute du pavage, laissant le centre de la rue aux petites gens qui devaient ainsi patauger dans la fange du caniveau, dans les " mares et les bouillons ", comme on disait alors. Parvenu au bout de la rue de la Boucherie, on débouche à nouveau dans la rue Carnot qu'on prend à droite en direction
des feux de circulation. La maison à colombages, à l'angle
des deux voies, était, pendant la guerre de Cent Ans, l'auberge
des " Trois Signots " tenue par un couple d'anglais. Gageons
que leur clientèle principale devait se composer des soldats
de la garnison anglaise du château ! De l'autre côté
de la rue, le N° 45 (magasin de vêtements) portait l'enseigne
de " l'Ecu de France ". C'était l'auberge des gens
chics et fortunés. La rue Carnot, jadis nommée rue Grande, est l'ancienne route Paris - Rouen : c'était donc l'artère principale de la ville. Elle était bordée de nombreuses auberges, près d'une trentaine, car Vernon était une étape de nuit pour les diligences et voitures de poste entre Paris et Rouen. On la parcourt jusqu'aux feux puis on tourne à gauche, dans la rue d'Albufera, une des rues principales de Vernon, qui porte le nom du maire qui l'a fait ouvrir pendant le Second Empire. C'était le fils de Gabriel Suchet, Maréchal d'Empire, fait Duc d'Albuféra par Napoléon 1er.
A droite, s'étendent les restes du château féodal de Philippe Auguste avec une partie de ses courtines et surtout une tour imposante, haute de 22 mètres, la Tour des Archives. C'est à la fin du 18ème siècle que la tour, inutilisée alors et promise à la destruction, a été destinée à abriter les archives de la ville, d'où son nom. L'ensemble est inclus dans un jardin moderne, le " jardin des Arts ". Philippe Auguste est une figure importante de Vernon puisque c'est lui qui a conquis la ville en 1196 sur le Duc de Normandie également
Roi d'Angleterre, et l'a rattachée au royaume de France. Ce
château, l'ancien pont et le château des Tourelles sur
l'autre rive de la Seine sont les restes du dispositif militaire construit
par le Roi de France pour assurer la défense de la ville et
des territoires avoisinants nouvellement conquis. Pour continuer la visite, on reviendra sur ses pas pour tourner à gauche dans rue d'Albufera qu'on descendra sur une cinquantaine de mètres, avant de prendre à nouveau à gauche dans la petite et très ancienne rue Potard. Elle est certainement antérieure au 12ème siècle et la première partie est bordée de diverses maisons à colombages. On peut clairement se rendre compte, qu'au Moyen Age, les gens de différentes classes ne vivaient pas dans des quartiers séparés. Ils coexistaient dans les mêmes rues, mais dans des maisons d'aspect bien différent ! Il suffit de comparer la qualité de la construction du N° 12, demeure d'un riche bourgeois, et celle du N°4, au début de la rue, où devait résider un très modeste artisan. En continuant cette rue pour tourner dans la première voie, à droite, on pourra admirer un ensemble de maisons anciennes, allant du 15ème siècle (celle du carrefour, avec son poteau sculpté, encore 'une Annonciation'; encore un riche commerçant installé dans un des carrefours principaux de la ville) au 18ème siècle (les maisons plus à gauche, sur de jolis soubassements de pierre avec des fenêtres parées de fer forgé). En traversant la rue (c'est encore la rue Carnot) et en avançant de dix mètres, on se trouve, à gauche, devant la façade du musée de Vernon installé dans la maison à colombages qui fait l'angle, jadis hôtel particulier des Le Moine de Bellisle, au 18ème siècle. En se retournant, on jettera un coup d'œil sur la tour des Archives apparaissant pittoresquement derrière d'anciennes demeures. (Tout le patrimoine à pans de bois de la ville est détaillé dans les pages spéciales qui y sont consacrées.)
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Après cette visite
très intéressante, pour revenir rapidement vers son point
de départ, on reprendra la rue Carnot à gauche, vers les
feux de circulation et, 100m plus loin, on retrouvera la place de l'Hôtel
de Ville et la Collégiale. La visite se termine sur cette douloureuse évocation. Il reste à traverser la route aux feux et à reprendre la rue Bourbon Penthièvre qui mène à l'église. Un dernier regard à cette vieille rue dominée par la Collégiale, joli tableau plein d'un charme suranné et il est temps de regagner la façade de l'église, point de départ de cette promenade.
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