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Chapelle
de l'Hôpital et Crypte
Chapelle de l'Hôpital
et Crypte : un titre doublement trompeur...
En effet, si ces deux constructions
se trouvent aujourd'hui sur le terrain qu'occupe l'hôpital Saint
Louis de Vernon, c'est un peu par hasard, puisque celles-ci sont largement
antérieures à l'installation de l'hôpital sur ce lieu
en 1858 : la chapelle fut bâtie en 1729 et, n'était donc
pas celle d'un hôpital qui n'existait pas encore à cet emplacement;
quant à la crypte on la date du XIIIème siècle.
La crypte... une autre appellation trompeuse. Ce mot évoque une
église souterraine, un sanctuaire qui pourrait être situé
sous la chapelle. Or ce n'est pas le cas. Cette 'crypte' est en fait l'ancienne
cave d'un hôtel particulier appartenant à la famille de Croismare,
peut-être la cave à vin ! Du même coup, les odeurs
d'encens qu'on pourrait évoquer dans la vénérable
crypte seraient remplacées par les arômes des bonnes bouteilles
du Sire de Croismare. On devrait alors parler non plus de crypte mais
de caveau ...
L'Hospice des Pauvres
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Il existait à
Vernon un bureau des pauvres qui s'était ouvert en 1657-1658,
grâce aux subsides de Mme de Nemours, amie personnelle et
adepte de Monsieur Vincent, canonisé plus tard en Saint Vincent
de Paul, créateur des premiers hospices parisiens (en particulier
l'Hospice des enfants trouvés en 1638) Ce bureau des pauvres
se trouvait dans un immeuble à proximité de l'église
Saint Jacques (sur l'actuelle place De Gaulle)
La Duchesse de
Nemours
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Devenu trop exigu, on transféra
l'hospice en 1724 dans les bâtiments d'un ancien hôtel particulier
appartenant à la famille de Bonnemare, Bouville et Croismare ,
cad, là où se trouve l'actuel hôpital.

La chapelle et le bâtiment
des femmes de l'hospice
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Quelque
temps après le transfert de l'hospice des pauvres sur ce site
on ajouta un hospice des vieillards. Afin d'éviter à
ces derniers de se déplacer jusqu'à la Collégiale
pour satisfaire à leurs devoirs de croyants, on fit bâtir
la chapelle actuelle. Elle fut édifiée vers les années
1729-1730 gràce à divers dons : le terrain fut donné
par le Sieur Quenet, chanoine de Notre-Dame. Le Marquis de Blaru,
de son côté, paya l'extraction et la taille des pierres.
La chapelle couverte d'un crépi est surmontée d'un petit
clocher où se trouve une cloche datée de 1820. |
Les deux établissements
- l'hospice des pauvres et celui des vieillards - étaient administrés
par les soeurs de la congrégation Saint Paul de Chartres. L'hospice
des femmes était dans le bâtiment à droite (en se
plaçant devant la chapelle). L'hospice des hommes lui faisait face.
En 1791, l'établissement devint l'Hospice Fraternel; c'était
le bâtiment hospitalier le plus important du département.
En 1810, le logis de l'ancien hôtel de Croismare, trop petit et
trop vétuste, fut presque complètement démoli et
remplacé par un édifice de briques de deux étages
surmonté d'un fronton orné d'une horloge. (De là
vient l'appellation qu'on lui attribua : le Pavillon de l'Horloge.)
Quelques restes de l'Hôtel
de Croismare avant 1983
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Le Pavillon de l'Horloge.
On aperçoit à droite une partie des bâtiments
de l'hospice des femmes, bâtiments qu'on voit aussi sur
partie gauche de la photo de la chapelle, ci-dessus
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La chapelle était donc réservée à l'usage
des pensionnaires des hospices.
Toutefois, lors de la construction du nouvel hôpital, en 1858, situé
juste à côté des hospices on agrandit la chapelle,
en lui adjoignant une salle latérale afin d'accueillir les malades
au même titre que les pensionnaires. Cette salle fut équipée
de l'autel et de tableaux provenant de l'ancien Hôtel-Dieu.
Récemment cette salle annexe a été murée et
la chapelle a retrouvé sa configuration d'origine tout en continuant
de servir de chapelle à l'hôpital.
En 1983-84, le pavillon de
l'Horloge et l'Hospice des Hommes, dont les charpentes s'écroulaient,
furent démantelés et remplacés par une Maison de
retraite moderne située route d'Ivry .
Quant aux anciens bâtiments de l'hospice des femmes, restaurés
et transformés, ils accueillent l'Ecole de Formation des aides-
soignantes de l'hôpital.
L'hôpital
une fondation de Saint Louis
L'hôpital actuel, situé
juste à côté de la chapelle, est le troisième
à Vernon.
C'est peut-être peu après les grandes épidémies
qui marquèrent le début du 2ème millénaire
qu'on installa le premier hôpital dans l'île du Talus, au
milieu de la Seine, afin d'éviter les contagions. (la première
mention écrite de l'hôpital date de 1200, dans un acte de
Philippe Auguste )
En
1256, le roi de France Louis IX - Saint Louis - visitant Vernon,
en compagnie de l'archevêque Eudes Rigaud, fut consterné
par l'état de délabrement et de vétusté
de cet hôpital.
Il donna alors les fonds nécessaires (30 000 livres parisis,
une très grosse somme) pour construire un nouvel établissement
au cur de la ville.
Il était installé, dans le périmètre
limité par la rue du Pont Neuf (actuelle rue du Pont) , la
rue Grande (actuelle rue Carnot), la rue de la Boucherie et les
bords de Seine.
L'entrée principale était rue du Pont Neuf. |
Plan de situation de l'ancien
Hôtel-Dieu
(cliquer pour agrandir)
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Ce nouvel hôpital, opérationnel
en 1257, fut placé sous la protection de Saint Jean Baptiste (La
chapelle fut inaugurée en 1259. Celle-ci était presque exactement
dans l'axe de l'actuelle rue d'Albuféra - qui n'existait pas encore).
Il fonctionna surtout grâce à la dotation par le Roi de diverses
terres dont les religieuses tiraient des redevances soit en nature, soit
en espèces et aussi grâce aux dons et aumônes des bourgeois
de la ville et des environs (un don contre une messe pour soi, pour son
mari, ses enfants, etc...)
Et, pour l'inauguration de
cet hôpital, le roi accomplit lui-même avec son gendre Thibaud
de Navarre une sorte d'intronisation, de 'sacre' du 1er malade : "
Et quand la maison-Dieu fut faite, la saint roi d'une part et mon seigneur
Thibaud, jadis roi de Navarre, son gendre [
]ils portèrent
et mirent [dans son lit] le premier pauvre malade qui fût jamais
mis dans la maison-Dieu nouvellement faite. "
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Par la suite, "
quand il allait à Vernon, avant de se rendre à son
palais, il allait à l'Hôtel-Dieu et faisait porter
aux convalescents les viandes que ses cuisiniers avaient préparées
pour lui... Il allait au lit des malades , s'informait de leur souffrance
et les servait de ses mains. " lettre du Confesseur de la
reine.
Saint
Louis servant les pauvres
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L'hôpital fut administré
par les surs hospitalières de Saint Augustin. Celles-ci logeaient
dans un prieuré attenant fondé en mai 1260 et que le Roi
dota de revenus substantiels en 1261. Le couvent fut dirigé par
des prieures. (La première fut Sur Maheut). Lorsque le roi
fut canonisé par le pape Boniface VIII en 1297, les surs
de l'Hôtel-Dieu le prirent comme saint patron. De cette date se
situe l'appellation de l'hôpital Saint Louis.
En 1661, dans la première
année de son règne, Louis XIV érigea, le prieuré
Saint-Louis en abbaye de Saint Augustin.
Dès lors l'hôpital fut dirigé par une abbesse dont
la première fut Marie Le Lectier. La dernière avait nom
Adélaïde-Clarisse de Florian.
| Cette abbesse
était la tante du fabuliste Florian, ami du duc de Penthièvre
et qui fit de fréquents séjours au château de
Bizy. Florian était aussi célèbre au XVIIIème
que La Fontaine. On lui doit entre autres cette très belle
fable sur la solidarité entre gens rejetés par la
société : " L'aveugle et le paralytique "
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Mère Adélaïde-Clarisse
cessa son activité en 1794, sur l'injonction des autorités
jacobines. Dès lors, l'hôpital fut administré par
des laïcs, mais les surs continuèrent à donner
leurs soins aux malades.
En 1858, les Ponts et Chaussées
Impériaux décidèrent de construire à Vernon
un nouveau pont en remplacement du pont médiéval qui menaçait
de tomber en ruine et qui gênait la circulation des bateaux..
Pour raccorder ce nouveau pont (à l'emplacement de l'actuel) à
la ville, il fallait traverser les terrains qu'occupait de l'hôpital.
Le maire, le Duc d'Albuféra décida de transférer
l'hôpital à l'emplacement actuel, chaussée de Gamilly,
devenue rue Benjamin Pied en 1907 du nom d'un bienfaiteur vernonnais.
C'est alors qu'on put ouvrir une rue nouvelle -nommée rue d'Albuféra
en hommage au maire - en redressant trois petits rues qui existaient déjà,
la rue Allais, la rue de l'Auditoire,la rue des Cordeliers et en la prolongeant
jusqu'au pont à travers les terrains de l'ancien hôpital.
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Conçu
par l'architecte Joseph-Louis Delbrouck, le nouvel hôpital était
un bâtiment en briques avec un corps principal relié
par une galerie à 2 longues ailes latérales, comportait
277 lits dans des salles bien aérées. |
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Les surs de la congrégation
Saint Paul de Chartres y donnaient les soins. En 1896, un pavillon d'isolement
et un dispensaire vinrent le compléter puis, une maternité
fut bâtie en 1936, à l'emplacement de l'ancienne " Auberge
des 3 Maillets ", à l'angle de la rue du Grévarin.
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En 1965, pour répondre
aux besoins des techniques modernes, on entreprit de remplacer les
bâtiments du XIXème siècle par ceux que les
vernonnais connaissent aujourd'hui.
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La
chapelle
La nef de la
chapelle mesure un peu plus de 9 mètres de long sur 5 m. de large.
(Rappel : elle fut construite en 1729 -30)
| A l'entrée
de la nef, la statue du roi Saint Louis - à qui la chapelle
est dédiée - est surmontée d'une petite lampe
comme la Vierge qui lui fait face. Ces lampes restaient allumées
toute la nuit pour rassurer les malades qui venaient prier dans
la chapelle |
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On remarque
sur l'autel un retable en bois sculpté avec son tableau :
" Christ en Croix" (1726). C'est une uvre du peintre
rouennais Jean Restout (1692-1768). Il épousa sa cousine
M.M. Jouvenet (il était l'élève de Jouvenet,
son oncle). C'était un peintre connu au XVIIIème.
Il fut professeur puis directeur de l'Académie de peinture.
On lui doit un grand nombre de tableaux religieux (Jésus
guérissant les paralytiques (au Louvre), Présentation
de la Vierge au temple, les pèlerins d'Emmaüs
) |
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Quelques
autres oeuvres de Jean Restout
Tête
du Christ
Dom Baudoin,
Chatrteux
de Gaillon, 1716
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Divers tableaux
ornent les murs, parmi lesquels:
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Simon le
Pharisien (ou le Cyrénéen), habitant du village de
Capharnaüm invita un jour Jésus à dîner.
C'est au cours de ce dîner que se présenta Marie de
Magdala (Marie Madeleine, sur de Marthe et de Lazare). Marie
la pécheresse, implorant le pardon pour ses fautes, lava
de ses larmes les pieds de Jésus et les essuya de sa longue
chevelure avant de les parfumer. Simon suivit Jésus tout
au long du chemin de croix et lui vint en aide à plusieurs
reprises pour le relever lorsqu'il chutait. C'est le thème
de ce tableau. |
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Saint
Augustin en prière (provient de la chapelle de l'ex-Hôtel-Dieu)
XVIIème siècle; un des philosophes chrétien
(354-430ap. J.C.) dont la doctrine a eu le plus d'influence pendant
des siècles. Rien d'étonnant à la présence
de ce tableau puisque c'était les surs hospitalières
de Saint Augustin qui géraient l'hôpital.
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Saint
Joseph à l'enfant, tableau (école française
XVIIème) qui représente une scène de la
Nativité (l'adoration des bergers).
Un certain
nombre de tableaux qui ornaient la salle attenante (ajoutée
à la chapelle vers 1858 -60) aujourd'hui murée, ont
été déposés au musée de Vernon
où ils figurent toujours dans les réserves. Il y avait
entre autres : une grande toile de Claude Vignon : Vierge en Assomption,
une Sainte Madeleine du XVIIème siècle et un Saint
Pierre et Saint Roch du XVIIIème.
Le maître-autel de cette salle provenait aussi de l'ancien
Hôtel-Dieu détruit en 1858 et il a été
mis en dépot au musée. |
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Dans la chapelle on
remarque une très belle tribune (provenance de l'ancien
Hôtel-Dieu) reposant sur les éléments de boiseries
d'un retable (très vraisemblablement d'origine italienne
): 4 colonnes torses en chêne bruni, enrichis d'une sculpture
décorative où l'on apprécie les pampres,
les grappes de raisin, les oiseaux, voire quelques vers, escargots
ou lézards, en relief. Le fronton est décoré
de palmes et de têtes d'angelots joufflus.
A l'arrière plan on
entrevoit la 'Grotte de Lourdes' dont il est question plus bas
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| Au delà
des simples éléments décoratifs, il faut se
souvenir que la sculpture religieuse est rarement purement décorative
et conserve un symbolisme religieux jusqu'au XVIIIème siècle.
Ainsi, les pampres les raisins et aussi les oiseaux peuvent symboliser
le monde du Bien ou le paradis alors que les vers, les serpents
et les escargots symbolisent le Mal qui s'attaque silencieusement
et sournoisement au Bien et tente de le détuire. |
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A l'entrée,
une reconstitution de l'apparition de la Vierge à Bernadette
Soubirou dans la grotte de Lourdes (1858). L'église a reconnu
4 ans plus tard le caractère miraculeux de ces apparitions (le
18/01/1862) A partir de cette date le culte de N.D. de Lourdes s'est
répandu dans toute l'Europe et des chapelles lui ont été
dédiées dans la plupart des églises.( c'est le
cas à la Collégiale Notre-Dame).
Cette reconstitution fut offerte par la famille Thénard très
tôt après la reconnaissance officielle de Lourdes, avant
1870.
La baronne Thénard,
propriétaire du château de la Madeleine, à Pressagny
était la veuve du Baron Louis Thénard (1777-1857),
chimiste célèbre, qui enseigna au Collège de
France et fut membre de l'Institut (1810).
Député de 1828 à 1832 puis Pair de France.
Il est l'inventeur du " bleu outremer " qu'on nomme aussi
bleu Thénard. Il mit au point les procédés
de fabrication industrielle du sodium et du potassium et surtout
il inventa la fabrication de l'eau oxygénée.
On emploie velle-ci en solution à 10% comme antiseptique.
Dans l'industrie elle sert au blanchiment de la soie et dans l'art
on l'utilise pour la restauration des tableaux noircis par la sulfuration
de la céruse |
La baronne Thénard
est une des bienfaitrices de l'hôpital. La plaque sur le mur lui
rend hommage, ainsi qu'aux autres donateurs.
La
Crypte (Cave)
La crypte est un terme
inapproprié puisqu'il s'agit de la cave de l'ancien hôtel
des Croismare.
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Cet hôtel
particulier, bâti au XIIIème siècle fut racheté
par Jean Jubert de Bouville pour en doter une de ses filles, Anne
de Bouville, qui avait épousé Charles de Croismare
(1550) (une famille importante de Normandie tenant plusieurs fiefs
et seigneuries tout autour de Vernon) dont l'arrière-petit-fils,
Jacques René de Croismare naquit dans cette demeure en
1699. Familier du Régent Philippe d'Orléans, puis
du jeune Roi Louis XV, il fut nommé Gouverneur de l'Ecole
Militaire de Paris .
| Cette famille
a été propriètaire du château
de Bizy du 15ème au début du 18ème
siècle et on doit à un Jubert de Bouville
une partie de l'aménagement des jardins et du parc
actuels au XVIème siècle |
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Armes de la
famille Croismare
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C'est Jacques
René qui vendit au Bureau des Pauvres son hôtel particulier
vernonnais qui se situait au-dessus de cette cave en dehors des fortifications
de la ville lesquelles se trouvaient à l'emplacement des avenuesde
tilleul actuelles.
Le sol de la
cave est à environ 4 mètres sous la surface extérieure.
Elle mesure 16 mètres de long sur 8 de large, 2,2m sous voûte.
Le plafond repose sur 15 piliers octogonaux dont 12 sont pris dans l'épaisseur
des murs. La voûte est soutenue par une structure romane (arcs
de cercle) s'appuyant sur les piliers. Entre les arcs, des croisés
en demi-cercle assurent la solidité de l'ensemble. Date possible
de construction vers 1250
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Le
puits (photo de droite) , qui comportait jadis une margelle beaucoup
plus haute, était plus profond qu'aujourd'hui. On y recueillait
l'eau de la Seine qui y arrivait par infiltration (contrairement
à la Tour des Archives où on n'a qu'une citerne).
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Au fond de la
crypte, sur un socle, un Christ en croix, très belle pièce
en chêne et ivoire datant du XVème siècle.
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On peut noter les jambes courtes,
typiques de l'art du XVème car la statue était placé
en hauteur et faite pour être vue du dessous.
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Ce Christ proviendrait
de la chapelle du Moussel détruite au début de la Révolution.
La statue aurait été placée là clandestinement
après la fermeture de la chapelle ordonnée par un décret
de l'Assemblée Constituante en 1791.
On pense que pendant les troubles de la Révolution jacobine,
on aurait dressé là un autel de fortune pour célébrer
la messe, selon le rite papal, interdite entre 1793 et 1798.
Chaque année,
le 25 août, jour de la Saint Louis, on célèbre une
messe dans la chapelle de l'Hospice et le vin d'honneur qui suit la
cérémonie est servi dans cette cave, .très bel
exemple de l'architecture médiévale réalisée
en pierre de Vernon. Elle est inscrite au Livre du Patrimoine.
Les visites
sont rares mais possibles dans les conditions suivantes :
La chapelle est ouverte lors de cérémonies religieuses
(funérailles, le plus souvent et messe anniversaire de la
Saint Louis le 25 Août).
Visites guidées : La chapelle et la crypte peuvent être
visitées lors de journées spéciales, telles
les Journées du Patrimoine, Vernon à la Carte ou en
quelques autres occasions. Consulter la presse locale ou l'Office
de Tourisme pour connaître les dates d'ouverture. |

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