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VERNON and GIVERNY, PASSIONATELY - VERNON und GIVERNY MIT BEGEISTERUNG
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25 août : Premiers assauts Plusieurs attaques
furent lancées à partir de 19h sous le couvert d'un brouillard
artificiel mais avec des pertes élevées et sans résultats
: à droite du pont routier, les assaillants, dans les bateaux ou
traversant sur le pont en ruine, furent presque tous anéantis.
Une autre attaque, plus tard, pendant la nuit fut couronnée d'un succès relatif et une compagnie parvint à traverser et à établir une première tête de pont fragile dans la partie est de Vernonnet. Dans le même temps, plus en aval, d'autres troupes, après avoir été bloquées plusieurs heures dans une île, avaient finalement atteint les premières maisons de Vernonnet du côté ouest. Le sapeur Dillon de la 553ème compagnie, du corps du Génie se souvient : " J'étais dans les premiers à traverser la Seine. Nous avons garé nos camions à environ 3 kilomètres du fleuve et nous avons fait le reste à pied. Puis nous avons déchargé les embarcations d'assaut, c.a.d. les bateaux pour traverser. Chacun contient douze hommes mais on était plus nombreux que ça. Je peux ajouter que ça se passait de nuit et que l'infanterie nous a couvert de ses feux pendant que nous déchargions, et, croyez-moi, nous avons travaillé super vite et dur. Nous avons aligné les bateaux prêts à partir avec les moteurs en marche, puis ça a été la course folle vers l'autre rive. " Sachant maintenant que les combats seraient d'une extrême dureté, Peter Mann, dont le bataillon devait attaquer le lendemain matin, se souvient avoir passé une nuit d'angoisse : "J'ai passé la nuit sous le porche de l'église de Vernon, près du fleuve. Je n'ai pas dormi et les idées tournaient dans ma tête: Pourrions-nous traverser ? Est-ce je survivrais ? Comment j'allais faire ? Mon seul réconfort était de savoir que je n'étais pas le seul à avoir ces pensées."
Carte de Vernon (centre) et du faubourg de Vernonnet sur la rive nord / nord-est 26 août : de durs combats Lorsqu'une nouvelle aube s'est levée le 26 août, une patrouille a avancé avec précaution le long du pont endommagé. Cette fois, tout était calme. Les tobrouks et autres emplacements d'armes automatiques étaient vides, et à leur grande stupéfaction, les hommes découvrirent que les Allemands avaient disparu. Bientôt des renforts purent traverser et commencer à nettoyer les zones en hauteur. On fit passer quelques blindés sur des portières au cas où les chars allemands se manifesteraient.
Douglas Burdon, du groupe d'avant-garde de reconnaissance du 179ème
Régiment d'Artillerie Royale de campagne se souvient: Traversée du pont routier pendant la journée du 26 Quelques minutes plus tard, Douglas Burdon et ses compagnons étaient dans Vernonnet. Mais si la traversée du fleuve avait été plus simple et moins meurtrière que prévu, agrandir la tête de pont coûta cher en vies humaines. Toutefois, les premiers véhicules légers purent traverser à partir de 17h30 Un des premiers véhicules à emprunter le pont léger DAVID Le plan allemand était clair maintenant : ils avaient maintenu un rideau de troupes le long de la Seine mais le gros des troupes était derrière prêt à contre-attaquer sous le couvert de la forêt et avec l'aide de blindés. A l'est et à l'ouest, les choses se déroulèrent relativement bien: du côté droit (est) les hommes approchaient du centre de la forêt de Vernon, et de Pressagny l'Orgueilleux sur le front ouest (à gauche). Douglas Burdon : " Nous avons bien avancé le long de la route [vers Gisors] bien que nous soyons pris sous le feu violent de mitrailleuses et nous avons atteint un endroit où il y avait une pente raide en descente à [Note: à l'embranchement de la route vers Panilleuse] et alors les tirs sont devenus encore plus méchants et nous avons dû nous aplatir sur le sol immédiatement. [...] Un tir nourri continuait et on entendait un peu plus loin ce cri sinistre "Brancardiers" quand des hommes étaient touchés. J'étais allongé et j'écoutais les balles siffler et je voyais l'herbe bouger de l'autre côté de la route quand ces balles frôlaient le sol. Les tirs s'arrêtaient et recommençaient. Instinctivement, je me suis mis à compter le temps entre les tirs : le rythme était régulier, une rafale de cinq secondes et dix secondes d'arrêt. Pendant chaque arrêt nous avancions en rampant de quelques mètres et nous nous aplatissions sur le sol lorsque les Spandaus ouvraient à nouveau le feu ". |
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